Gymnocalycium marsoneri Fric ex Y. Ito

Sous-genre : Muscosemineum

Espèce reconnue par Graham Charles
Espèce reconnue par Detlev Metzing
Espèce reconnue par « The Plant List »
 

 

Trois sous-espèces sont définies par Graham Charles pour le taxon Gymnocalycium marsoneri. Voir les sous-pages consacrées à chacune des sous-espèces.

1) Gymnocalycium marsoneri ssp marsoneri Fric ex Y. Ito, qui est la moins répandue dans les collections et son nom est souvent utilisé à tort pour désigner d’autres espèces.
Cette sous-espèce est la forme la plus australe de cette espèce, maintenant connue pour occuper le sud de la ville de Salta, Province de Salta. D’autres localités sont signalées au nord de la ville de Tucuman, plus au sud. Ce taxon a été trouvé en compagnie de Gymnocalycium schickendantzii ssp delaetii, de Echinopsis ancistrophora et Echinopsis albispinosa dans des friches. Le climat y est chaud et les pluies abondantes à la fin du printemps et en été. Les sols y sont en conséquence profonds et sont occupés par des forêts naturelles.

2) Gymnocalycium marsoneri ssp matoense (Buining et Brederoo) Braun et Esteves, qui inclut le taxon synonyme Gymnocalycium matoense (cliquer sur le lien pour plus de détails).

3) Gymnocalycium marsoneri ssp megatae (Y. Ito) G. Charles incluant plusieurs synonymes car ces formes entrent dans la variation naturelle de l’espèce : (cliquer sur chacun des liens ci-dessous pour plus de détails sur ces taxons)

* Gymnocalycium eytianum Cardenas
* Gymnocalycium hamatum Ritter
* Gymnocalycium megatae Y. Ito
* Gymnocalycium tudae Y. Ito
* Gymnocalycium onychacanthum Y. Ito
* Gymnocalycium anisitsii ssp holdii Amerhauser

Cette sous-espèce occupe une vaste région de l’ouest et le nord-ouest du Paraguay mais également l’est de la Bolivie. Elle pousse sur des emplacements sableux plats ou en légère pente, souvent sous des arbres qui portent des feuilles en été. Cette espèce n’est pas menacée dans la nature pour l’instant bien qu’elle occupe des terrains potentiellement agricoles.
Cette sous-espèce est surtout connue dans les collections sous les noms de Gymnocalycium megatae ou Gymnocalycium tudae. Moser (1971) a remarqué que les fleurs de cette sous-espèce avaient une forte odeur de lavande. Il remarqua également que les graines étaient particulièrement petites et il trouva, un record, 4900 graines dans un seul fruit. Ces plantes ont une allure très différente selon la saison. En été, sous l’effet de la chaleur, elles se rétractent et deviennent brunes, disparaissant dans le sol. Après les pluies elles redeviennent vertes et fleurissent.

Till et Amerhauser ont une autre approche pour ces taxons.

Tout d’abord, Gymnocalycium marsoneri est vu comme une sous-espèce de : Gymnocalycium delaetii ssp marsoneri (Fric ex Y. Ito) H. Till et Amerhauser comb. nov. (Till, H; Amerhauser, H.; Till, W.: Neuordnung der Gattung Gymnoclaycium – Teil II. – Gymnocalycium 21(Sonderheft), p. 815-838 (2008)).

Le taxon Gymnocalycium matoense Buining et Brederoo devient une sous-espèce : Gymnocalycium megatae ssp matoense (Buining et Brederoo) H. Till et Amerhauser comb. nov. (Till, H; Amerhauser, H.; Till, W.: Neuordnung der Gattung Gymnoclaycium – Teil II. – Gymnocalycium 21(Sonderheft), p. 815-838 (2008))

Le taxon Gymnocalycium tudae Y. Ito devient un synonyme de Gymnocalycium megatae Y. Ito

Conseils spécifiques de culture :
Cette sous-espèce (megatae) est certainement l’une des plus difficiles à cultiver. Durant la saison de croissance, elle pousse dans un environnement ombragé avec des températures élevées et des pluies abondantes. Ces conditions ne sont pas aisées à reproduire sous nos latitudes. On veillera donc à les maintenir à l’abri du soleil direct tout en leur donnant le maximum de chaleur ainsi qu’un arrosage abondant.

Gymnocalycium marsoneri Vos 13-1393

Gymnocalycium marsoneri Vos 13-1393.

Gymnocalycium marsoneri Vos 13-1393. Argentine, Catamarca, west of Frias, 368 m.
Sujet de 18 mois issu d’un semis de graines Schaedlich Volker réf. : 2015-1393