Gymnocalycium schmidianum (H. & W. Till) Meregalli & Kulhánek, stat. nov.

Sous-genre : Scabrosemineum

Espèce non reconnue par Graham Charles
Espèce non reconnue par Detlev Metzing
Espèce non reconnue par « The Plant List »

 

 

 

Gymnocalycium schmidianum vient de faire l’objet d’une étude du Groupe d’étude Gymnocalycium et d’une publication dans la revue Schuetziana Volume 6, Numéro 1, 2015.

Il ressort de ce travail que ce taxon n’est pas apparenté à l’espèce Gymnocalycium catamarcense  et c’est par erreur qu’il a été placé au rang de variété puis ultérieurement à celui de sous-espèce.

Sa nouvelle position taxonomique est celle de Gymnocalycium schmidianum (H. & W. Till) Meregalli & Kulhánek, stat. nov.

Deux sous-espèces ont été distinguées :

  1. Gymnocalycium schmidianum ssp schmidianum qui se rencontre à l’extrémité ouest de la Sierra de Copacabana, à environ 20 km de la ville de Tinogasta. La tige est globuleuse ou légèrement aplatie, rarement plus élevée que large, l’épiderme est terne ou très modérément vert brillant, les côtes sont au nombre de 13 à 20, parfois plus, aplaties, larges, les sillons longitudinaux sont assez peu profonds, et souvent presque rectilignes, les sillons transversaux sont profonds et étroits et occupent toute la largeur de la nervure, délimitant clairement une série de tubercules peu élevés, globuleux et presque polygonaux dégageant un menton modérément proéminent sous les aréoles. Les épines sont robustes, aciculées, très fortes, à l’extrémité aiguë, habituellement très denses, jusqu’à 5 cm de long, à la section presque ovale. Les épines radiales sont au nombre de trois paires habituellement, la paire supérieure moins forte que les autres,  modérément proéminente et distinctement courbée latéralement, atteignant au moins la demi-largeur de la côte la plus proche mais souvent la traversant entièrement, parfois atteignant même la seconde côte et s’entrelaçant densément, toujours nettement incurvées latéralement et parfois semi-dressées. Il peut ne pas y avoir d’épine centrale mais souvent elles sont au nombre d’une ou deux principalement sur les grandes plantes, errigées, droites, lorsque deux épines sont présentes elles sont divergentes. Toutes les épines sont généralement gris mat avec une légère nuance orange-crème. Habituellement la partie distale est plus foncée. Certaines épines peuvent être foncées, grisâtres. Les boutons floraux portent des écailles jaunâtres. Les fleurs mesurent jusqu’à 5 cm de long, en forme de large entonnoir, le péricarpe fait environ la moitié du périanthe, de couleur vert-olive avec des écailles semi-circulaires aiguë et rosâtres, la gorge est rose foncé, le style est jaune, plus court que les anthères, les filaments des étamines sont roses dans leur partie proximale puis deviennent blanc-jaune, les anthères sont jaunes
  2. Gymnocalycium schmidianum subsp. asperum Meregalli & Kulhánek subsp. nov. Cette sous-espèce se rencontre à l’extrémité sud de la sierra de Fiambalà, au nord de Tinogasta, Catamarca.  Elle se distingue de l’espèce type par des épines plus fortes mais plus courtes, jamais entrelacées, grisâtre clair dans leur partie proximale et plus sombre dans la partie distale. Les épines radiales sont souvent écartées latéralement, les centrales sont absentes, la racine pivotante est épaisse et n’est pas détachée de la tige. Les graines sont rougeâtre-foncé avec la testa brillante marquée de léger mais distincts cônes. Les plantules d’un an ont de 3 à 5 courtes épines, applaties, dirigées latéralement, généralement foncées à leur extrémité distale et sont, de ce fait très différentes de plantules du même âge de la sous-espèce Gymnocalycium schmidianum ssp schmidianum.

 

Gymnocalycium schmidianum P 218

Gymnocalycium schmidianum ssp schmidianum P 218. Tinogasta, 1000 m, Catamarca, Argentine.
Sujet de 8 ans issu de semis de graines Kakteen Piltz réf. : 2007/4305

Gymnocalycium schmidianum ssp schmidianum P 218

Gymnocalycium schmidianum ssp schmidianum P 218. Même sujet à 11 ans