Gymnocalycium glaucum F. Ritter

Sous-genre : Scabrosemineum

Espèce reconnue par Graham Charles
Espèce reconnue par Detlev Metzing
Espèce non reconnue par « The Plant List »

qui la met en synonymie avec Gymnocalycium mucidum Oehme

 

 

Pour Graham Charles l’espèce Gymnocalycium glaucum se scinde en deux sous-espèces :

1) Gymnocalycium glaucum Ritter ssp glaucum abritant Gymnocalycium glaucum Ritter.
Ce taxon provient d’une région aride à la limite des Provinces de La Rioja et de Catamarca, en Argentine à une altitude de 650 m à 1700m. Ces plantes peuvent être trouvées sur la Sierra de Copacabana à l’Ouest et plus à l’Est, sur la bordure Nord du Campo de Velasco, poussant sur les pentes escarpées des basses collines.

L’histoire de ce taxon est quelque peu embrouillée. C’est Ritter qui découvrit et décrivit Gymnocalycium glaucum respectivement en 1959 et 1963. Metzing, en 1985 suggera le premier que Gymnocalycium glaucum, Gymnocalycium mucidum et Gymnocalycium ferrarii pouvaient être les mêmes.

Gymnocalycium mucidum avait été décrit en 1937 par Oehme à partir d’un sujet unique, sans origines qui fut détruit par la guerre. Backeberg, en 1959 exprima l’opinion que Gymnocalycium mucidum était apparenté à Gymnocalycim mazanense (taxon traité par G. Charles comme synonyme de Gymnocalycim hossei) probablement en raison du fait que les filets des étamines étaient de couleur rose-jaunâtre. Gymnocalycium glaucum est généralement regardé comme apparenté au complexe de Gymnocalycium hossei, duquel il diffère par de grosses racines tubéreuses.

De récents travaux acceptent Gymnocalycium mucidum comme le nom antérieur de Gymnocalycium glaucum. Cette opinion est réfutée par H. Till qui inscrit Gymnocalycium mucidum dans une relation de parenté avec Gymnocalycium capillaense (qui appartient au sous-genre Gymnocalycium). Plus récemment encore, Papsch suggérait que la description récente de Gymnocalycium prochazkianum pouvait correspondre parfaitement à celle de Gymnocalycium mucidum.

De tout ceci il résulte que Graham Charles propose de rejeter Gymnocalycium mucidum comme étant un nom indéterminé même s’il pense que Gymnocalycium mucidum Oehme pourrait bien être le premier nom de Gymnocalycium glaucum. Ce point de vue avait déjà été retenu par The New Cactus Lexicon.

Ce taxon sera prochainement illustré photographiquement.

2) Gymnocalycium glaucum ssp ferrarii (Rausch) Charles abritant Gymnocalycium ferrarii Rausch (voir sous ce nom).
Ce taxon pousse sur la bordure sud du Basin Pipanarco, sur la Sierra de Mazan où il croît sur les côteaux abruptes dans un granit décomposé. Les chutes de pluie sont rares, souvent en été sous forme d’orages lorsque les fruits sont mûrs et s’ouvrent pour libérer leurs graines. Meregalli et al. signalent la plus orientale station dans la Cuesta de Sebile. Comme il ressemble fortement à Gymnocalycium hossei avec lequel il pousse sur cette station, G. Charles pense avoir collecté un mélange de graines de ces deux espèces sous le n° GC27.02.
Souvent considéré comme un synonyme de Gymnocalycium glaucum, il est de taille plus petite et son habitat disjoint dans la Sierra de Mazan ont convaincu G. Charles d’ériger cette forme au rang de sous-espèce.

La position des membres du Groupe de travail AGG (H. Amerhauser et W. Till) peut se résumer ainsi :

Gymnocalycium glaucum Ritter est un taxon valable et appartient à l’agrégat  « Speggazziniana »
Gymnocalycium mucidum Oehme sensu Piltz, Metzing et Schweitzer est un synonyme de Gymnocalycium glaucum Ritter

Gymnocalycium ferrarii Rausch est un taxon valable et appartient à l’agrégat « Hosseiana »
Gymnocalycium mucidum v. ferrarii est un synonyme de Gymnocalycium ferrarii Rausch.

Conseils spécifiques de culture :
Ces deux taxons ont la réputation d’être difficiles en culture. L’indice permettant de comprendre la raison de cette difficulté doit être cherché dans l’examen de leur habitat. Ils poussent dans un environnement très sec, sur des pentes abruptes constituées de granit décomposé, souvent en plein soleil. Lorsque la brousse est présente, les plantes sont souvent autour de la base des arbustes mais probablement davantage parce que cette position leur assure une certaine stabilité sur ces pentes plutôt qu’une protection. Il convient donc de cultiver ces taxons dans un substrat largement minéral avec peu de matière organique et dans un pot profond pour permettre à la volumineuse racine de se développer. Il faut leur donner l’exposition la plus ensoleillée possible et leur procurer moins d’eau que la moyenne. Dans ces conditions, les plantes poussent lentement et produisent des fleurs souvent d’un beau rose tandis que la tige est brune ou grisâtre et peut développer une pruine blanchâtre caractéristique de cette espèce.